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vendredi 13 novembre 2015

Les attaques terroristes à Paris ont fait au moins 120 morts

DERNIÈRE HEURE | Le bilan «provisoire et évolutif» fait état de 129 morts, 352 blessés dont 99 dans un état critique. Le nombre de décès pourraient augmenter.

Mise à jour : 14 novembre 2015 à 15h10.



Le président français a décrété l'état d'urgence et rétabli les contrôles aux frontières en réaction aux « attaques terroristes sans précédent » qui ont secoué la région parisienne.


Selon le procureur de Paris François Molins, ces attaques ont fait au moins 120 morts, et huit terroristes ont jusqu'ici été « neutralisés ». Pour le seul Bataclan, une salle de spectacle où il y avait une prise d'otages, il y aurait cent morts. Il y aurait aussi  plus de 200 blessés dont 80 graves.

 - Par Radio-Canada et Reuter

#JeSuisParis
« Nous pensons que la totalité des intervenants ont été neutralisés », a ajouté le préfet de police de Paris, Michel Cadot.

Six sites font l'objet d'une enquête, selon le procureur Molins : le Bataclan (11e arrondissement de Paris), le Stade de France (en banlieue nord de Paris) où il y a eu « des morts », le boulevard de Charonne (11e) « où il y a a priori 18 morts », le boulevard Voltaire (11e) où il y a eu un décès, la rue Fontaine-au-Roi (11e) où il y a eu cinq décès et la rue Alibert (10e) où il y a eu 14 décès.

Prise d'otages sanglante

La police a donné l'assaut cette nuit contre Le Bataclan pour mettre fin à une prise d'otages. Il y aurait une centaine de morts et de nombreux blessés, selon un bilan provisoire.

La préfecture de police de Paris confirme que quatre assaillants présents dans la salle du Bataclan sont morts; trois d'entre eux ont péri en actionnant leur ceinture d'explosifs.

Une source policière a qualifié de « carnage » la scène à l'intérieur de l'établissement où se trouvaient quelque 1500 personnes. Elle a raconté que les terroristes avaient lancé des explosifs sur les otages.

Le président François Hollande s'est rendu sur les lieux et affirmé que les terroristes qui ont attaqué Le Bataclan ont été tués.

« Nous allons mener le combat et il sera impitoyable, a-t-il promis. Il y a beaucoup de blessés graves, choqués par ce qu'ils ont vu. »
« Des mecs sont arrivés, ils ont commencé à tirer au niveau de l'entrée. Ils ont tiré en plein dans la foule en criant Allah Akbar, avec des fusils à pompe je crois (...) c'est un enfer.. »
— Un témoin sur la radio France Info
Les alentours du Bataclan sont bouclés. Dans un restaurant japonais transformé en poste de secours improvisé, des médecins et des infirmières s'occupent de blessés ou de gens en état de choc.

Un homme a raconté à iTÉLÉ qu'il se trouvait à l'intérieur de la salle de spectacles lorsque deux hommes armés ont fait irruption en tirant sur la foule. Cet homme est parvenu à s'enfuir et s'est réfugié sur le toit de l'immeuble avec un groupe de personnes.

Ils ont finalement été secourus par les policiers qui ont un moment hésité, ne sachant s'ils avaient affaire à des spectateurs ou à des assaillants.

« Je suis heureux d'être en vie », a déclaré cet homme avant d'aller à la rencontre des secouristes.

Tirer à l'aveugle sur la foule

Un journaliste de la radio Europe1, Julien Tierce, était dans la salle au Bataclan et il raconte que « deux ou trois individus non masqués sont entrés avec des armes automatiques de type kalachnikov et ont commencé à tirer à l'aveugle sur la foule ». 
« Ça a duré une dizaine, une quinzaine de minutes. Ça a été extrêmement violent et il y a eu un vent de panique, tout le monde a couru vers la scène, il y a eu des scènes de piétinement. »
— Julien Tierce, journaliste de la radio Europe1
Des victimes sont cachées sous des draps blancs. Photos : Reuters
Pierre Janaszak, 35 ans, qui se trouvait dans la salle de spectacle du Bataclan affirme avoir clairement entendu les attaquants dire aux otages « C'est la faute de Hollande, c'est la faute de votre président, il n'a pas à intervenir en Syrie ». Ils ont aussi parlé de l'Irak, toujours selon ce même témoin.

Thèse kamikaze près du Stade de France

Plus tôt, deux explosions ont retenti dans des restaurants situés près du Stade de France, selon plusieurs médias. Les autorités auraient trouvé « deux corps démembrés » près ces restaurants, indique iTÉLÉ, possiblement ceux d'assaillants. Une troisième explosion avait également été rapportée. La chaîne rapporte aussi qu'une « bonbonne de gaz avec des clous » aurait été utilisée.



D'après un bilan policier initial de la préfecture de Paris, trois personnes sont mortes dans ces explosions.

Le Stade accueillait un match de l'équipe de France contre l'Allemagne.

Autres fusillades dans le 10 et 11e

Rue de Charonne, les victimes ont été abattues à la kalachnikov, selon I-TELE. Un homme dit avoir entendu des tirs pendant « deux, trois minutes », « des rafales ». « J'ai vu plusieurs corps à terre ensanglantés. Je ne sais pas s'ils étaient morts », a-t-il témoigné.


La Ville de Paris et sa préfecture de police ont invité les citoyens à ne pas sortir de chez eux pour l'instant.

La France en état d'urgence

À l'issue d'un conseil des ministres convoqué d'urgence à minuit, l'état d'urgence a été décrété « sur l'ensemble du territoire métropolitain et en Corse ».

En Île-de-France, région administrative qui inclut Paris et sa banlieue, des mesures renforcées ont été adoptées. Elles permettent entre autres d'interdire la circulation des personnes, d'assigner à résidence toute personne dont l'activité est dangereuse, de fermer provisoirement les salles de spectacles et les lieux de réunions, d'obliger la remise des armes et de procéder à des perquisitions.

Les écoles, lycées et universités seront fermés samedi en Île-de-France.
« Nous avons, sur ma décision, mobilisé toutes les forces possibles pour qu'il puisse y avoir la neutralisation des terroristes et la mise en sécurité de tous les quartiers concernés. »
— Le président français François Hollande
Pour connaître le statut de vos proches :
Lieu : Paris, France

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Article 3 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » - Déclaration universelle des Droits de l'Homme, 1948