Une descente en enfer pour Sandra Mallon

Cette Québécoise a passé plus de quatre ans dans une prison surpeuplée du Panama après avoir été condamnée injustement pour trafic de drogues, en août 2009.

G20 Toronto 2010 : les droits civils bafoués

Les policiers ont bafoué les droits civils des manifestants, détenu des gens illégalement et fait usage d'une force excessive lors du sommet du G20 à Toronto, en juin 2010.

Je suis Raif Badawi

Accusé d'apostasie et d'insulte à l'islam, il est emprisonné depuis juin 2012. Il a été condamné à 1 000 coups de fouet et 10 années de prison.

Un Français condamné à mort en Indonésie

Serge Areski Atlaoui est un Français d'origine algérienne et arrêté injustement en 2005 pour trafic de drogue. Il a été condamné à mort par les autorités indonésiennes.

Incarcérée pour avoir été agressée par un policier

Cecily McMillan a été reconnue coupable d'avoir agressé un agent de police de New York (NYPD) le 17 mars 2012. Elle est condamnée à 90 jours de prison et sera incarcérée à Rikers Island pendant 59 jours.

Emprisonné pour des produits légaux

Un citoyen canadien est incarcéré pendant 6 ans et 80 jours, dont quatre purgés aux États-Unis pour avoir commandé des substances que la GRC affirmait être légal au Canada.


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mardi 7 juillet 2015

Pensionnats autochtones : un génocide culturel

Les pensionnats autochtones étaient un outil central d'un génocide culturel à l'égard des premiers peuples du Canada, et seul un réengagement important de l'État pour leur permettre l'accès à l'égalité des chances peut paver la voie à une véritable réconciliation, conclut la Commission de vérité et réconciliation du Canada.


 - Un texte d'Emmanuelle Latraverse

Après six ans de travaux pendant lesquels environ 7000 victimes et responsables de pensionnats autochtones ont livré leurs témoignages, la Commission a déposé mardi ses conclusions sur ce chapitre sombre de l'histoire du Canada.


Entre la fin du 19e siècle et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et placés dans des pensionnats, pour la plupart sous l'égide de différentes communautés religieuses.

Quelque 3200 enfants y sont morts - pour la plupart avant 1940 - de diverses maladies, dont la tuberculose. Les conditions sanitaires y étaient telles que le taux de mortalité était près de cinq fois plus élevé qu'au sein du reste de la population.

De l'aveu même du gouvernement de l'époque, sous couvert d'éduquer ces jeunes, cette politique avait pour but premier de les assimiler et d'éradiquer leur culture.

« Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l'influence de leurs parents, et la seule manière d'y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils vont acquérir les habitudes et les pratiques des Blancs », affirmait le premier ministre John A. Macdonald en 1883.

La commission estime que cette politique d'assimilation a eu des conséquences néfastes pour l'ensemble des peuples autochtones et a miné leur capacité de prospérer au sein de la société canadienne.
« Un État qui détruit ou s'approprie ce qui permet à un groupe d'exister, ses institutions, son territoire, sa langue et sa culture, sa vie spirituelle ou sa religion et ses familles, commet un génocide culturel. Le Canada a fait tout ça dans sa relation avec les peuples autochtones. »
— Rapport de la Commission de vérité et réconciliation
Abus physiques, psychologiques et sexuels, malnutrition : la liste des torts subis par ces enfants a été minutieusement documentée au fil des milliers de pages du rapport final de la commission, qui contient plus de 2 millions de mots.

Extraits de témoignages
  • « Dès que nous sommes entrées dans le pensionnat, les abus ont commencé. Nous avons été déshabillées, amenées dans un dortoir. Nos cheveux ont été vaporisés. [...] On nous a dit que nous étions des petites sauvages stupides, et qu'on devait nous éduquer. » - Élaine Durocher
  • « Puisque je ne pleurais pas après avoir été battue, elles devenaient furieuses, vous savez, les deux religieuses. Elles commençaient tout simplement à nous battre et elles perdaient le contrôle. Elles nous jetaient contre le mur, nous jetaient sur le plancher, nous frappaient à coups de pied, à coups de poing. » - Géraldine Bob
  • « J'ai vu la religieuse pousser cette fille en bas de l'escalier. Elle ne s'est jamais relevée, et on nous a éloignés de là, on nous a envoyés en bas. Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais elle n'est pas revenue avant des mois. Et, quand elle est revenue, elle était un peu paralysée. » - Margaret Plamondon
  • « Ils me couraient après, m'attrapaient et m'amenaient à ce pédophile pour qu'il puisse m'agresser, profiter de moi comme il le voulait. Et on vivait dans la peur permanente. » - Richard Hall
  • « On me sortait chaque soir. Et ça a continué jusqu'à ce que j'aie environ 12 ans. Il y avait plusieurs superviseurs, des hommes et une femme. Et c'était dans le dortoir, c'était dans leur chambre; c'était dans l'abri d'auto; c'était dans son auto à lui; c'était dans le gymnase; à l'arrière du véhicule... » - Frances
  • « J'ai toujours blâmé le pensionnat pour avoir tué mon frère. Il s'appelait Dalton. [...] Ils m'ont autorisé à aller le voir une fois avant sa mort, et il ne m'a même pas reconnu. Il n'était qu'un petit garçon allongé dans un lit à l'infirmerie, en train de mourir. » - Ray Silver
  • « Ils m'ont volé ma langue. Ils l'ont sortie droit de ma bouche. Je ne l'ai plus jamais parlée. Ma mère me demandait : "Pourquoi, pourquoi? Tu peux m'écouter." Elle disait : "Je pourrais te l'apprendre." J'ai refusé. Et quand elle m'a demandé pourquoi, j'ai répondu : "J'en ai assez d'avoir des claques sur la bouche. Je suis tannée. Je suis tannée, c'est tout." » - Rose Dorothy Charlie
94 recommandations en vue d'une réconciliation

Cette vaste enquête et ce rapport se veulent une première étape vers la réconciliation entre les peuples autochtones du pays et le reste de la société. Le chemin sera difficile.

Le premier ministre Stephen Harper avait présenté des excuses officielles au nom du Canada en 2008 mais, selon la commission, il faudra bien davantage, car les torts causés n'ont toujours pas été réparés.

« Certains des dommages que les pensionnats ont infligés aux familles autochtones, à leur langue, à leur éducation, à leur santé pourraient bien être perpétués, voire empirés en raison des politiques gouvernementales actuelles », conclut la commission dans son rapport.

Elle offre donc 94 recommandations permettant de rebâtir la relation entre les peuples autochtones et le reste de la société canadienne. L'espoir est de se donner les moyens d'établir une relation respectueuse pour mettre fin au racisme et à l'exclusion dont ces hommes et ces femmes font toujours l'objet.

D'emblée, la commission recommande au gouvernement d'adopter formellement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et d'en faire la base de ses nouvelles politiques, plutôt que d'y voir simplement des objectifs ambitieux.

Elle recommande essentiellement de redéfinir, de repenser et de mieux financer tous les systèmes d'éducation et de santé des Premières Nations, et de prendre les moyens pour contrer la surreprésentation des Autochtones dans le système carcéral. À ce chapitre, elle suggère d'abolir l'article 53 du Code criminel, qui légalise les châtiments corporels par des adultes en position d'autorité, et de déroger aux peines minimales obligatoires.

Elle somme par ailleurs le gouvernement d'adopter des lois sur l'éducation et les langues autochtones. Et, afin d'éviter que les nouvelles générations soient aussi déracinées de leur milieu, elle propose une approche en matière de protection des enfants afin de privilégier les familles et de mieux intégrer la communauté.

Cette entente entre le gouvernement du Canada et les peuples autochtones, qui serait scellée après une proclamation royale de réconciliation, devrait répudier les concepts de supériorité qui ont animé les politiques assimilationnistes à l'égard des autochtones, réaffirmer les traités ancestraux, et établir des bases juridiques et constitutionnelles pour assurer que « les peuples autochtones soient des partenaires à part entière au sein de la confédération ».

La commission demande en outre au pape de présenter au nom de l'Église catholique des excuses aux survivants, à leurs familles et à leurs communautés, dans un délai d'un an suivant la présentation du rapport.

En conclusion, la commission reconnaît que certaines de ses recommandations ne sont pas nouvelles et font écho à celles qui avaient été formulées en 1996 par la Commission royale sur les peuples autochtones.

Le gouvernement fédéral d'alors avait à peu près ignoré les recommandations, mais la Commission de vérité et réconciliation du Canada voit dans son rapport une « seconde chance de saisir une occasion perdue à l'époque ».

L'ONU et les droits de l'homme

« La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »

- Préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme



Que sont les droits de l’homme ?

On entend par droits de l’homme un ensemble de droits essentiels à notre existence comme êtres humains. Sans ces droits, nous ne pouvons pas cultiver ni exercer pleinement nos qualités humaines, notre intelligence, notre talent et notre spiritualité.

En adoptant la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, les Nations Unies ont fixé une norme commune pour tous les pays. 

Avec elle, les États se sont engagés à faire en sorte que tous les êtres humains, les riches comme les pauvres, les forts comme les faibles, les hommes comme les femmes, quelles que soient leur race et leur religion, soient traités sur un même pied d’égalité.

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

Tout individu a droit à : la vie, la liberté et la sûreté de sa personne; la liberté d’expression; ne pas être tenu en esclavage; un procès équitable; l’égalité devant la loi; la liberté de circulation; une nationalité; se marier et fonder une famille; un travail; un salaire égal pour un travail égal.

Si la Déclaration ne fait pas partie du droit international dit « contraignant » (c’est-à-dire d’application obligatoire), elle a une autorité morale considérable en raison du nombre élevé de pays qui l’ont acceptée.

Les Nations Unies ont aussi adopté de nombreux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme par lesquels les États membres (193) s’obligent à garantir à leurs citoyens un certain nombre de droits sociaux, économiques et politiques. 

Les plus importants de ces traités sont les deux Pactes internationaux, dont le premier se rapporte aux droits économiques, sociaux et culturels et le second aux droits civils et politiques. 

La Déclaration, les deux Pactes et leurs Protocoles facultatifs respectifs forment ensemble ce qu’on appelle la Charte internationale des droits de l’homme.

lundi 6 juillet 2015

Maroc: deux femmes agressées parce qu'elles portaient des robes risquent la prison



HuffPost Maroc  |  Par Youssef Roudaby

"Nous avons cru à une blague avant de dépêcher notre réseau à Inezgane et découvrir que ces deux filles ont été bel et bien arrêtées à cause de leur tenue", confie Fouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF). 

Le 18 juin, le quotidien Assabah révélait l'affaire de deux jeunes femmes encerclées par une foule au souk d'Inezgane (près d'Agadir, dans le sud-ouest du Maroc) qui ont manifesté contre leur tenue jugée "contraire aux bonnes mœurs" et ont appelé la police judiciaire qui n'a pas tardé à les arrêter.

Les deux jeunes filles ont comparu devant le tribunal, qui a décidé de les poursuivre en état de liberté et a fixé la première audience de leur procès au 6 juillet. Leur "faute"? 

Avoir simplement fait leurs courses en robe. Pourtant, le procureur a décidé de les poursuivre pour "outrage public à la pudeur", une infraction punie "de l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 120 à 500 dirhams" selon l'article 483 du Code pénal.

Des victimes devenues coupables

"C'est scandaleux de les arrêter à la place des malfaiteurs qui les ont encerclées et agressées. Il s'agit ici de harcèlement sexuel et d'une violence à l'encontre des femmes", s'indigne Fouzia Assouli qui note qu'avec cette affaire, "la violence dans l'espace public est institutionnalisée et approuvée par la justice". 

Pour la militante féministe, ce débordement "grave" de la justice s'explique par le fait que "l'Etat caresse dans le sens du poil le machisme primitif". "Ce n'est pas parce que nous avons un ministre du PJD (Parti de la justice et du développement, nldr) que tous les conservateurs devraient surfer sur ça !", s'insurge la président de la LDDF.

Son organisation a d'ailleurs dénoncé cet agissement de la justice marocaine à travers un communiqué et a confié la défense des deux femmes à un avocat de l'association afin de les soutenir lors de leurs procès. "Nous ferons tout pour aider ces femmes, nous veillerons aussi à organiser des sit-in en solidarité avec ces victimes."

Les associations se mobilisent

Même son de cloche chez l'ensemble des organisations de défense des droits de l'Homme qui ont dénoncé vivement la poursuite de ces deux femmes en justice. Bouthaina ElMakoudi, militante pour les droits de l'Homme a même posté une vidéo où elle déplore "cet esprit daéchiste qui rampe vers le Maroc et qui pourrait prendre une grande ampleur qui limiterait la liberté des citoyens". 

"Ce n'est pas juste l'histoire de ces deux filles, c'est une menace générale pour les libertés individuelles", avertit la jeune militante dont la vidéo a été visionnée près de 10.000 fois sur Facebook. Mais pour Bouthaina, le pire dans l'affaire, "c'est que la justice puisse se solidariser avec cette pensée extrémiste".

Pour exprimer sa solidarité, la jeune militante annonce "deux sit-in dans les jours qui viennent en solidarité avec les deux femmes". "Le premier sit-in sera organisé samedi 27 juin à 14h devant la wilaya d'Agadir afin de jauger l'opinion publique. Nous souhaitons qu'il y ait plusieurs manifestations en même temps dans toutes les régions du Maroc", nous affirme-t-elle. D'ailleurs, un sit-in a été confirmé à Sefrou à la même heure en solidarité avec la cause.

Une poussée d'extrémisme dans la région ?

Le procès des deux filles n'est pas un cas isolé dans la région d'Agadir. Quelques jours après leur arrestation, une pancarte "Respect Ramadan No Bikinis", blanc sur noir, a été érigée sur la place d'Anza, interdisant aux Marocaines et aux étrangères de bronzer en maillot de bain par respect au mois saint. Ajoutons à cela le cas "de deux hommes soupçonnés d'homosexualité qui ont été tabassés et arrêtés par la police au même souk à Inzegane le 22 juin", selon Aziz Sellami, le président de la section d'Agadir de l'AMDH.

Une histoire qui créé la stupéfaction sur le web


L'affaire des deux femmes d'Inzegane n'a pas tardé à provoquer un tollé sur les réseaux sociaux. Une pétition sur Avaaz a été créée pour appeler à la libération immédiate des deux femmes

La pétition signale que "c'est une atteinte aux libertés individuelles et aux droits de l'Homme" et constitue une "régression et un cas qui ouvre la voie à ceux qui veulent s'insurger en moralisateurs ou prêcheurs pour imposer leurs propres lois ". Le président de la section d'Agadir de l'AMDH ajoute: "Aucun texte de la constitution ne définit des critères relatifs à la tenue vestimentaire des Marocains".

Lina Bikiche
Lina Bikiche, vlogueuse (blogueuse vidéo) marocaine installée en France, a posté un cliché d'elle-même, les aisselles non épilées, pour dénoncer le machisme derrière ce procès. 

"Au Maroc, si tu veux être une femme libre et indépendante, mieux vaut être un homme", affirme-t-elle sur sa photo, appelant les femmes marocaines à se solidariser et à se révolter et clamer haut et fort que "porter une robe n'est pas un crime !"

Du côté de la défense, l'avocat Ali Ammar, auquel la LDDF a confié l'affaire, est décidé à soutenir les deux jeunes accusées jusqu'au bout. Il sera épaulé par "plusieurs associations féministes qui veulent se constituer en partie civile pour tenir tête à ce jugement", a affirmé l'avocat. Pour lui, cette affaire est "extrêmement dangereuse". "L'Etat laisse de côté son rôle et permet aux extrémistes de décider à sa place". 

"Je crains que la sphère religieuse ne soit sujet de compétitivité entre les organisations islamistes et l'Etat", s'inquiète Ali Ammar qui pense que "le citoyen pourrait être à la merci de regroupements islamistes qui se donneraient le droit de juger sa tenue, ses opinions et son comportement" alors que cette liberté est garantie par la Constitution du pays.

Mise à jour | Par ailleurs, le verdict du procès des deux jeunes femmes a été reporté au 13 juillet. 

vendredi 3 juillet 2015

Une italienne convertie à l'islam a rejoint Daech (ÉI) et persuadé sa famille de la suivre

(The Independent) | Cette nouvelle fascine l’Italie. En l’espace de quelques années, une jeune femme instruite et articulée s’est convertie à l’islam, puis s’est radicalisée, a rejoint Daech en Syrie, et a persuadé sa famille de l’y rejoindre.

Elle s'est convertie du catholicisme à l'islam et se réjouit du massacre des 'mécréants'
Fatima Az Zahra, née Maria Giulia Sergio, catholique romaine, a participé à un talk show télévisé en 2009 où elle a débattu âprement avec des politiciens de droite suite à sa conversion à l’islam.

Après avoir épousé un cuisinier local de pizza d’origine marocaine, la femme de 27 ans originaire de Naples, surnommée « Lady Jihad » par la presse italienne, a rejeté l’islam modéré de son mari et l'a quitté pour un Albanais, Aldo Kobuzi, qui « avait une bonne interprétation de l’islam », selon ce qu’elle a dit à une amie avant de se rendre en Syrie avec M. Kobuzi et la mère de celui-ci en septembre.

Mais ce qui assomme les Italiens, c’est la nouvelle de la conversion de sa mère, de son père et de sa sœur, de fervents catholiques, et leur projet de partir pour la Syrie avant qu'ils ne soient arrêtés par la police mercredi de cette semaine.

Dans des conversations via Skype avec sa famille en mars, Lady Jihad les a implorés de la rejoindre dans l'État islamique : « C’est l’État parfait, un vrai paradis », a-t-elle dit, ajoutant qu’il y a de la « nourriture en abondance », des «soins médicaux» et des «règles rigides, y compris pour le code vestimentaire».

Sa sœur Marianna, 31 ans, semblait la plus motivée à partir pour le Moyen-Orient. Sa mère, Assunta Buonfiglio, 60 ans, a finalement été convaincue par la promesse que Daech lui fournirait une machine à laver, a rapporté le journal La Repubblica. Son père, Sergio Sergio, 61 ans, avait récemment quitté son emploi puisque la famille projetait de quitter l’Italie.

Il semble que seule la grand-mère avait des facultés suffisantes pour résister à l'offre d’une vie avec des tueurs médiévaux dans la Syrie en proie à la guerre.  Elle a été décrite par sa petite-fille jihadiste comme une «mécréante qui mérite d’être abandonnée ». [...]

Retour sur l'émission de 2009, Les femmes et l’islam, que la télévision rediffuse maintenant à répétition : Lady Jihad, diplômée en sciences biologiques, cherchait à convaincre les parlementaires conservateurs de la nécessité de tolérer et de respecter les différentes cultures.

Ses vues ont toutefois radicalement changé depuis qu’elle a épousé l’idéologie toxique de Daech : «Ici nous tuons les mécréants afin d'étendre l'État islamique. Nous ne voulons pas être amis avec eux, nous ne voulons rien avoir à faire avec eux», a-t-elle dit à sa famille via Skype.

«Ce ne sont pas des paroles lancées en l’air, ce sont des obligations ... Vous devriez voir ce que font les moudjahidin pour l'amour d'Allah ... des jeunes de 15 et 16 ans tuent 50 mécréants … C’est ce que nous devons faire pour étendre l'État islamique.»

Cinq Albanais, y compris la tante de M. Kobuzi, Arta Kacabuni, 41 ans, de Grosseto en Toscane, et son oncle, Baki CoKu, 37 ans, arrêté pendant un voyage en Albanie, ainsi qu’un ressortissant canadien, ont également été arrêtés. [...]

Maria Giulia Sergio (« Lady Jihad ») a convaincu la majorité de sa famille de la rejoindre en Syrie

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Article 3 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » - Déclaration universelle des Droits de l'Homme, 1948