Une descente en enfer pour Sandra Mallon

Cette Québécoise a passé plus de quatre ans dans une prison surpeuplée du Panama après avoir été condamnée injustement pour trafic de drogues, en août 2009.

G20 Toronto 2010 : les droits civils bafoués

Les policiers ont bafoué les droits civils des manifestants, détenu des gens illégalement et fait usage d'une force excessive lors du sommet du G20 à Toronto, en juin 2010.

Je suis Raif Badawi

Accusé d'apostasie et d'insulte à l'islam, il est emprisonné depuis juin 2012. Il a été condamné à 1 000 coups de fouet et 10 années de prison.

Un Français condamné à mort en Indonésie

Serge Areski Atlaoui est un Français d'origine algérienne et arrêté injustement en 2005 pour trafic de drogue. Il a été condamné à mort par les autorités indonésiennes.

Incarcérée pour avoir été agressée par un policier

Cecily McMillan a été reconnue coupable d'avoir agressé un agent de police de New York (NYPD) le 17 mars 2012. Elle est condamnée à 90 jours de prison et sera incarcérée à Rikers Island pendant 59 jours.

Emprisonné pour des produits légaux

Un citoyen canadien est incarcéré pendant 6 ans et 80 jours, dont quatre purgés aux États-Unis pour avoir commandé des substances que la GRC affirmait être légal au Canada.


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jeudi 26 novembre 2015

Aucune accusation contre un suspect pour le meurtre de Janique Delcourt

QUÉBEC – Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé jeudi qu’il ne déposera pas d'accusation criminelle relativement au décès de Jenique Delcourt, en octobre 2014 à Longueuil, « à la lumière de la preuve qui a été soumise ».


Jenique Delcourt, 23 ans, revenait du travail et rentrait chez elle lorsqu'elle a sauvagement été attaquée sur une piste cyclable, entre le chemin de Chambly et la rue de Normandie.

En octobre dernier, la police de Longueuil avait tenté de nouveau de faire accuser le suspect du meurtre de Jenique Dalcourt un an après la sordide agression.

En catimini, les enquêteurs ont soumis le dossier pour une deuxième fois au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Selon les informations recueillies, les procureurs de la Couronne du palais de justice de Longueuil avaient reçu des preuves supplémentaires le 15 octobre dernier. 

Celles-ci pouvaient, selon la police, permettre de traduire en justice le jeune homme de 26 ans que les enquêteurs soupçonnent d’avoir tué Jenique Dalcourt.

Deux jours après le meurtre, les policiers avaient arrêté un suspect de 26 ans. Faute de preuves suffisantes pour l’accuser, l’individu avait été relâché quelques jours plus tard.

vendredi 13 novembre 2015

Les attaques terroristes à Paris ont fait au moins 120 morts

DERNIÈRE HEURE | Le bilan «provisoire et évolutif» fait état de 129 morts, 352 blessés dont 99 dans un état critique. Le nombre de décès pourraient augmenter.

Mise à jour : 14 novembre 2015 à 15h10.



Le président français a décrété l'état d'urgence et rétabli les contrôles aux frontières en réaction aux « attaques terroristes sans précédent » qui ont secoué la région parisienne.


Selon le procureur de Paris François Molins, ces attaques ont fait au moins 120 morts, et huit terroristes ont jusqu'ici été « neutralisés ». Pour le seul Bataclan, une salle de spectacle où il y avait une prise d'otages, il y aurait cent morts. Il y aurait aussi  plus de 200 blessés dont 80 graves.

 - Par Radio-Canada et Reuter

#JeSuisParis
« Nous pensons que la totalité des intervenants ont été neutralisés », a ajouté le préfet de police de Paris, Michel Cadot.

Six sites font l'objet d'une enquête, selon le procureur Molins : le Bataclan (11e arrondissement de Paris), le Stade de France (en banlieue nord de Paris) où il y a eu « des morts », le boulevard de Charonne (11e) « où il y a a priori 18 morts », le boulevard Voltaire (11e) où il y a eu un décès, la rue Fontaine-au-Roi (11e) où il y a eu cinq décès et la rue Alibert (10e) où il y a eu 14 décès.

Prise d'otages sanglante

La police a donné l'assaut cette nuit contre Le Bataclan pour mettre fin à une prise d'otages. Il y aurait une centaine de morts et de nombreux blessés, selon un bilan provisoire.

La préfecture de police de Paris confirme que quatre assaillants présents dans la salle du Bataclan sont morts; trois d'entre eux ont péri en actionnant leur ceinture d'explosifs.

Une source policière a qualifié de « carnage » la scène à l'intérieur de l'établissement où se trouvaient quelque 1500 personnes. Elle a raconté que les terroristes avaient lancé des explosifs sur les otages.

Le président François Hollande s'est rendu sur les lieux et affirmé que les terroristes qui ont attaqué Le Bataclan ont été tués.

« Nous allons mener le combat et il sera impitoyable, a-t-il promis. Il y a beaucoup de blessés graves, choqués par ce qu'ils ont vu. »
« Des mecs sont arrivés, ils ont commencé à tirer au niveau de l'entrée. Ils ont tiré en plein dans la foule en criant Allah Akbar, avec des fusils à pompe je crois (...) c'est un enfer.. »
— Un témoin sur la radio France Info
Les alentours du Bataclan sont bouclés. Dans un restaurant japonais transformé en poste de secours improvisé, des médecins et des infirmières s'occupent de blessés ou de gens en état de choc.

Un homme a raconté à iTÉLÉ qu'il se trouvait à l'intérieur de la salle de spectacles lorsque deux hommes armés ont fait irruption en tirant sur la foule. Cet homme est parvenu à s'enfuir et s'est réfugié sur le toit de l'immeuble avec un groupe de personnes.

Ils ont finalement été secourus par les policiers qui ont un moment hésité, ne sachant s'ils avaient affaire à des spectateurs ou à des assaillants.

« Je suis heureux d'être en vie », a déclaré cet homme avant d'aller à la rencontre des secouristes.

Tirer à l'aveugle sur la foule

Un journaliste de la radio Europe1, Julien Tierce, était dans la salle au Bataclan et il raconte que « deux ou trois individus non masqués sont entrés avec des armes automatiques de type kalachnikov et ont commencé à tirer à l'aveugle sur la foule ». 
« Ça a duré une dizaine, une quinzaine de minutes. Ça a été extrêmement violent et il y a eu un vent de panique, tout le monde a couru vers la scène, il y a eu des scènes de piétinement. »
— Julien Tierce, journaliste de la radio Europe1
Des victimes sont cachées sous des draps blancs. Photos : Reuters
Pierre Janaszak, 35 ans, qui se trouvait dans la salle de spectacle du Bataclan affirme avoir clairement entendu les attaquants dire aux otages « C'est la faute de Hollande, c'est la faute de votre président, il n'a pas à intervenir en Syrie ». Ils ont aussi parlé de l'Irak, toujours selon ce même témoin.

Thèse kamikaze près du Stade de France

Plus tôt, deux explosions ont retenti dans des restaurants situés près du Stade de France, selon plusieurs médias. Les autorités auraient trouvé « deux corps démembrés » près ces restaurants, indique iTÉLÉ, possiblement ceux d'assaillants. Une troisième explosion avait également été rapportée. La chaîne rapporte aussi qu'une « bonbonne de gaz avec des clous » aurait été utilisée.



D'après un bilan policier initial de la préfecture de Paris, trois personnes sont mortes dans ces explosions.

Le Stade accueillait un match de l'équipe de France contre l'Allemagne.

Autres fusillades dans le 10 et 11e

Rue de Charonne, les victimes ont été abattues à la kalachnikov, selon I-TELE. Un homme dit avoir entendu des tirs pendant « deux, trois minutes », « des rafales ». « J'ai vu plusieurs corps à terre ensanglantés. Je ne sais pas s'ils étaient morts », a-t-il témoigné.


La Ville de Paris et sa préfecture de police ont invité les citoyens à ne pas sortir de chez eux pour l'instant.

La France en état d'urgence

À l'issue d'un conseil des ministres convoqué d'urgence à minuit, l'état d'urgence a été décrété « sur l'ensemble du territoire métropolitain et en Corse ».

En Île-de-France, région administrative qui inclut Paris et sa banlieue, des mesures renforcées ont été adoptées. Elles permettent entre autres d'interdire la circulation des personnes, d'assigner à résidence toute personne dont l'activité est dangereuse, de fermer provisoirement les salles de spectacles et les lieux de réunions, d'obliger la remise des armes et de procéder à des perquisitions.

Les écoles, lycées et universités seront fermés samedi en Île-de-France.
« Nous avons, sur ma décision, mobilisé toutes les forces possibles pour qu'il puisse y avoir la neutralisation des terroristes et la mise en sécurité de tous les quartiers concernés. »
— Le président français François Hollande
Pour connaître le statut de vos proches :

dimanche 8 novembre 2015

Des salaires de « crève-faim » pour les préposés aux bénéficiaires


Un syndicat de préposés aux bénéficiaires de résidences privées lance une charge pour dénoncer leur salaire «de crève-faim» en moyenne à 12,50 $ de l’heure, soit moins que les employés de restauration rapide de grandes villes américaines.

« Je gagne 12,87 $ de l’heure, et je suis au plus haut échelon!, déplore Ginette Dussault, qui travaille depuis six ans à la résidence Marquis, à Sorel-Tracy. Je l’adore mon travail, mais on n’est pas assez payés pour le travail qu’on fait. »

Mieux chez Tim Hortons

« Des employés de Tim Hortons qui ont du pourboire gagnent plus cher! », ajoute Danielle Legault, vice-présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ).

Ce syndicat lance une offensive aujourd’hui pour dénoncer la piètre qualité des conditions salariales des préposées aux bénéficiaires (PAB) dans les résidences privées du Québec.

Le SQEES-FTQ s’inspire de la campagne américaine Fight for 15 (se battre pour 15), qui souhaite que les travailleurs gagnent au moins 15 $ l’heure.
Partout au Québec, des centaines de travailleurs distribuent aujourd’hui quelque 20 000 tracts pour sensibiliser les citoyens à leur cause.

« Crève-faim »

« Pouvons-nous accepter que des femmes, soit la majorité du personnel, qui lavent, changent, nourrissent, mais aussi consolent, sécurisent et confortent les personnes âgées du Québec gagnent un salaire de crève-faim, en deçà de ce que peut gagner un employé de McDonald à 45 minutes de voiture de Montréal ? », demande Danielle Legault, vice-présidente du SQEES-FTQ.

À titre comparatif, ce syndicat indique que les PAB dans le public, qui effectuent souvent moins de tâches, gagnent près de 20 $ de l’heure en moyenne. « Les employeurs déplorent le roulement de personnel au privé!, ajoute Danielle Legault. Mais, le public a de meilleures conditions de travail. C’est ce qu’on doit faire. »

Appui de la population

Le syndicat déplore par ailleurs que le ministre de la Santé Gaétan Barrette et les employeurs de résidences privées aient rejeté leur proposition de mettre sur pied une table de travail pour améliorer les conditions de travail des PAB.

Rappelons qu’un sondage Léger marketing, commandé par le SQEES-FTQ, a démontré que 89 % de la population est d’avis qu’un salaire de 12,50 $ de l’heure pour s’occuper des personnes aînées est insuffisant.

Les négociations de conventions collective dans les résidences privées s’entament au cours des prochains mois. Le SQEES-FTQ représente quelque 6000 employés dans une centaine de résidences.

Source : Le journal de Montréal - Par Héloïse Archambeault

mardi 7 juillet 2015

Pensionnats autochtones : un génocide culturel

Les pensionnats autochtones étaient un outil central d'un génocide culturel à l'égard des premiers peuples du Canada, et seul un réengagement important de l'État pour leur permettre l'accès à l'égalité des chances peut paver la voie à une véritable réconciliation, conclut la Commission de vérité et réconciliation du Canada.


 - Un texte d'Emmanuelle Latraverse

Après six ans de travaux pendant lesquels environ 7000 victimes et responsables de pensionnats autochtones ont livré leurs témoignages, la Commission a déposé mardi ses conclusions sur ce chapitre sombre de l'histoire du Canada.


Entre la fin du 19e siècle et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et placés dans des pensionnats, pour la plupart sous l'égide de différentes communautés religieuses.

Quelque 3200 enfants y sont morts - pour la plupart avant 1940 - de diverses maladies, dont la tuberculose. Les conditions sanitaires y étaient telles que le taux de mortalité était près de cinq fois plus élevé qu'au sein du reste de la population.

De l'aveu même du gouvernement de l'époque, sous couvert d'éduquer ces jeunes, cette politique avait pour but premier de les assimiler et d'éradiquer leur culture.

« Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l'influence de leurs parents, et la seule manière d'y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils vont acquérir les habitudes et les pratiques des Blancs », affirmait le premier ministre John A. Macdonald en 1883.

La commission estime que cette politique d'assimilation a eu des conséquences néfastes pour l'ensemble des peuples autochtones et a miné leur capacité de prospérer au sein de la société canadienne.
« Un État qui détruit ou s'approprie ce qui permet à un groupe d'exister, ses institutions, son territoire, sa langue et sa culture, sa vie spirituelle ou sa religion et ses familles, commet un génocide culturel. Le Canada a fait tout ça dans sa relation avec les peuples autochtones. »
— Rapport de la Commission de vérité et réconciliation
Abus physiques, psychologiques et sexuels, malnutrition : la liste des torts subis par ces enfants a été minutieusement documentée au fil des milliers de pages du rapport final de la commission, qui contient plus de 2 millions de mots.

Extraits de témoignages
  • « Dès que nous sommes entrées dans le pensionnat, les abus ont commencé. Nous avons été déshabillées, amenées dans un dortoir. Nos cheveux ont été vaporisés. [...] On nous a dit que nous étions des petites sauvages stupides, et qu'on devait nous éduquer. » - Élaine Durocher
  • « Puisque je ne pleurais pas après avoir été battue, elles devenaient furieuses, vous savez, les deux religieuses. Elles commençaient tout simplement à nous battre et elles perdaient le contrôle. Elles nous jetaient contre le mur, nous jetaient sur le plancher, nous frappaient à coups de pied, à coups de poing. » - Géraldine Bob
  • « J'ai vu la religieuse pousser cette fille en bas de l'escalier. Elle ne s'est jamais relevée, et on nous a éloignés de là, on nous a envoyés en bas. Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais elle n'est pas revenue avant des mois. Et, quand elle est revenue, elle était un peu paralysée. » - Margaret Plamondon
  • « Ils me couraient après, m'attrapaient et m'amenaient à ce pédophile pour qu'il puisse m'agresser, profiter de moi comme il le voulait. Et on vivait dans la peur permanente. » - Richard Hall
  • « On me sortait chaque soir. Et ça a continué jusqu'à ce que j'aie environ 12 ans. Il y avait plusieurs superviseurs, des hommes et une femme. Et c'était dans le dortoir, c'était dans leur chambre; c'était dans l'abri d'auto; c'était dans son auto à lui; c'était dans le gymnase; à l'arrière du véhicule... » - Frances
  • « J'ai toujours blâmé le pensionnat pour avoir tué mon frère. Il s'appelait Dalton. [...] Ils m'ont autorisé à aller le voir une fois avant sa mort, et il ne m'a même pas reconnu. Il n'était qu'un petit garçon allongé dans un lit à l'infirmerie, en train de mourir. » - Ray Silver
  • « Ils m'ont volé ma langue. Ils l'ont sortie droit de ma bouche. Je ne l'ai plus jamais parlée. Ma mère me demandait : "Pourquoi, pourquoi? Tu peux m'écouter." Elle disait : "Je pourrais te l'apprendre." J'ai refusé. Et quand elle m'a demandé pourquoi, j'ai répondu : "J'en ai assez d'avoir des claques sur la bouche. Je suis tannée. Je suis tannée, c'est tout." » - Rose Dorothy Charlie
94 recommandations en vue d'une réconciliation

Cette vaste enquête et ce rapport se veulent une première étape vers la réconciliation entre les peuples autochtones du pays et le reste de la société. Le chemin sera difficile.

Le premier ministre Stephen Harper avait présenté des excuses officielles au nom du Canada en 2008 mais, selon la commission, il faudra bien davantage, car les torts causés n'ont toujours pas été réparés.

« Certains des dommages que les pensionnats ont infligés aux familles autochtones, à leur langue, à leur éducation, à leur santé pourraient bien être perpétués, voire empirés en raison des politiques gouvernementales actuelles », conclut la commission dans son rapport.

Elle offre donc 94 recommandations permettant de rebâtir la relation entre les peuples autochtones et le reste de la société canadienne. L'espoir est de se donner les moyens d'établir une relation respectueuse pour mettre fin au racisme et à l'exclusion dont ces hommes et ces femmes font toujours l'objet.

D'emblée, la commission recommande au gouvernement d'adopter formellement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et d'en faire la base de ses nouvelles politiques, plutôt que d'y voir simplement des objectifs ambitieux.

Elle recommande essentiellement de redéfinir, de repenser et de mieux financer tous les systèmes d'éducation et de santé des Premières Nations, et de prendre les moyens pour contrer la surreprésentation des Autochtones dans le système carcéral. À ce chapitre, elle suggère d'abolir l'article 53 du Code criminel, qui légalise les châtiments corporels par des adultes en position d'autorité, et de déroger aux peines minimales obligatoires.

Elle somme par ailleurs le gouvernement d'adopter des lois sur l'éducation et les langues autochtones. Et, afin d'éviter que les nouvelles générations soient aussi déracinées de leur milieu, elle propose une approche en matière de protection des enfants afin de privilégier les familles et de mieux intégrer la communauté.

Cette entente entre le gouvernement du Canada et les peuples autochtones, qui serait scellée après une proclamation royale de réconciliation, devrait répudier les concepts de supériorité qui ont animé les politiques assimilationnistes à l'égard des autochtones, réaffirmer les traités ancestraux, et établir des bases juridiques et constitutionnelles pour assurer que « les peuples autochtones soient des partenaires à part entière au sein de la confédération ».

La commission demande en outre au pape de présenter au nom de l'Église catholique des excuses aux survivants, à leurs familles et à leurs communautés, dans un délai d'un an suivant la présentation du rapport.

En conclusion, la commission reconnaît que certaines de ses recommandations ne sont pas nouvelles et font écho à celles qui avaient été formulées en 1996 par la Commission royale sur les peuples autochtones.

Le gouvernement fédéral d'alors avait à peu près ignoré les recommandations, mais la Commission de vérité et réconciliation du Canada voit dans son rapport une « seconde chance de saisir une occasion perdue à l'époque ».

L'ONU et les droits de l'homme

« La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »

- Préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme



Que sont les droits de l’homme ?

On entend par droits de l’homme un ensemble de droits essentiels à notre existence comme êtres humains. Sans ces droits, nous ne pouvons pas cultiver ni exercer pleinement nos qualités humaines, notre intelligence, notre talent et notre spiritualité.

En adoptant la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, les Nations Unies ont fixé une norme commune pour tous les pays. 

Avec elle, les États se sont engagés à faire en sorte que tous les êtres humains, les riches comme les pauvres, les forts comme les faibles, les hommes comme les femmes, quelles que soient leur race et leur religion, soient traités sur un même pied d’égalité.

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

Tout individu a droit à : la vie, la liberté et la sûreté de sa personne; la liberté d’expression; ne pas être tenu en esclavage; un procès équitable; l’égalité devant la loi; la liberté de circulation; une nationalité; se marier et fonder une famille; un travail; un salaire égal pour un travail égal.

Si la Déclaration ne fait pas partie du droit international dit « contraignant » (c’est-à-dire d’application obligatoire), elle a une autorité morale considérable en raison du nombre élevé de pays qui l’ont acceptée.

Les Nations Unies ont aussi adopté de nombreux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme par lesquels les États membres (193) s’obligent à garantir à leurs citoyens un certain nombre de droits sociaux, économiques et politiques. 

Les plus importants de ces traités sont les deux Pactes internationaux, dont le premier se rapporte aux droits économiques, sociaux et culturels et le second aux droits civils et politiques. 

La Déclaration, les deux Pactes et leurs Protocoles facultatifs respectifs forment ensemble ce qu’on appelle la Charte internationale des droits de l’homme.

lundi 6 juillet 2015

Maroc: deux femmes agressées parce qu'elles portaient des robes risquent la prison



HuffPost Maroc  |  Par Youssef Roudaby

"Nous avons cru à une blague avant de dépêcher notre réseau à Inezgane et découvrir que ces deux filles ont été bel et bien arrêtées à cause de leur tenue", confie Fouzia Assouli, présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF). 

Le 18 juin, le quotidien Assabah révélait l'affaire de deux jeunes femmes encerclées par une foule au souk d'Inezgane (près d'Agadir, dans le sud-ouest du Maroc) qui ont manifesté contre leur tenue jugée "contraire aux bonnes mœurs" et ont appelé la police judiciaire qui n'a pas tardé à les arrêter.

Les deux jeunes filles ont comparu devant le tribunal, qui a décidé de les poursuivre en état de liberté et a fixé la première audience de leur procès au 6 juillet. Leur "faute"? 

Avoir simplement fait leurs courses en robe. Pourtant, le procureur a décidé de les poursuivre pour "outrage public à la pudeur", une infraction punie "de l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 120 à 500 dirhams" selon l'article 483 du Code pénal.

Des victimes devenues coupables

"C'est scandaleux de les arrêter à la place des malfaiteurs qui les ont encerclées et agressées. Il s'agit ici de harcèlement sexuel et d'une violence à l'encontre des femmes", s'indigne Fouzia Assouli qui note qu'avec cette affaire, "la violence dans l'espace public est institutionnalisée et approuvée par la justice". 

Pour la militante féministe, ce débordement "grave" de la justice s'explique par le fait que "l'Etat caresse dans le sens du poil le machisme primitif". "Ce n'est pas parce que nous avons un ministre du PJD (Parti de la justice et du développement, nldr) que tous les conservateurs devraient surfer sur ça !", s'insurge la président de la LDDF.

Son organisation a d'ailleurs dénoncé cet agissement de la justice marocaine à travers un communiqué et a confié la défense des deux femmes à un avocat de l'association afin de les soutenir lors de leurs procès. "Nous ferons tout pour aider ces femmes, nous veillerons aussi à organiser des sit-in en solidarité avec ces victimes."

Les associations se mobilisent

Même son de cloche chez l'ensemble des organisations de défense des droits de l'Homme qui ont dénoncé vivement la poursuite de ces deux femmes en justice. Bouthaina ElMakoudi, militante pour les droits de l'Homme a même posté une vidéo où elle déplore "cet esprit daéchiste qui rampe vers le Maroc et qui pourrait prendre une grande ampleur qui limiterait la liberté des citoyens". 

"Ce n'est pas juste l'histoire de ces deux filles, c'est une menace générale pour les libertés individuelles", avertit la jeune militante dont la vidéo a été visionnée près de 10.000 fois sur Facebook. Mais pour Bouthaina, le pire dans l'affaire, "c'est que la justice puisse se solidariser avec cette pensée extrémiste".

Pour exprimer sa solidarité, la jeune militante annonce "deux sit-in dans les jours qui viennent en solidarité avec les deux femmes". "Le premier sit-in sera organisé samedi 27 juin à 14h devant la wilaya d'Agadir afin de jauger l'opinion publique. Nous souhaitons qu'il y ait plusieurs manifestations en même temps dans toutes les régions du Maroc", nous affirme-t-elle. D'ailleurs, un sit-in a été confirmé à Sefrou à la même heure en solidarité avec la cause.

Une poussée d'extrémisme dans la région ?

Le procès des deux filles n'est pas un cas isolé dans la région d'Agadir. Quelques jours après leur arrestation, une pancarte "Respect Ramadan No Bikinis", blanc sur noir, a été érigée sur la place d'Anza, interdisant aux Marocaines et aux étrangères de bronzer en maillot de bain par respect au mois saint. Ajoutons à cela le cas "de deux hommes soupçonnés d'homosexualité qui ont été tabassés et arrêtés par la police au même souk à Inzegane le 22 juin", selon Aziz Sellami, le président de la section d'Agadir de l'AMDH.

Une histoire qui créé la stupéfaction sur le web


L'affaire des deux femmes d'Inzegane n'a pas tardé à provoquer un tollé sur les réseaux sociaux. Une pétition sur Avaaz a été créée pour appeler à la libération immédiate des deux femmes

La pétition signale que "c'est une atteinte aux libertés individuelles et aux droits de l'Homme" et constitue une "régression et un cas qui ouvre la voie à ceux qui veulent s'insurger en moralisateurs ou prêcheurs pour imposer leurs propres lois ". Le président de la section d'Agadir de l'AMDH ajoute: "Aucun texte de la constitution ne définit des critères relatifs à la tenue vestimentaire des Marocains".

Lina Bikiche
Lina Bikiche, vlogueuse (blogueuse vidéo) marocaine installée en France, a posté un cliché d'elle-même, les aisselles non épilées, pour dénoncer le machisme derrière ce procès. 

"Au Maroc, si tu veux être une femme libre et indépendante, mieux vaut être un homme", affirme-t-elle sur sa photo, appelant les femmes marocaines à se solidariser et à se révolter et clamer haut et fort que "porter une robe n'est pas un crime !"

Du côté de la défense, l'avocat Ali Ammar, auquel la LDDF a confié l'affaire, est décidé à soutenir les deux jeunes accusées jusqu'au bout. Il sera épaulé par "plusieurs associations féministes qui veulent se constituer en partie civile pour tenir tête à ce jugement", a affirmé l'avocat. Pour lui, cette affaire est "extrêmement dangereuse". "L'Etat laisse de côté son rôle et permet aux extrémistes de décider à sa place". 

"Je crains que la sphère religieuse ne soit sujet de compétitivité entre les organisations islamistes et l'Etat", s'inquiète Ali Ammar qui pense que "le citoyen pourrait être à la merci de regroupements islamistes qui se donneraient le droit de juger sa tenue, ses opinions et son comportement" alors que cette liberté est garantie par la Constitution du pays.

Mise à jour | Par ailleurs, le verdict du procès des deux jeunes femmes a été reporté au 13 juillet. 

vendredi 3 juillet 2015

Une italienne convertie à l'islam a rejoint Daech (ÉI) et persuadé sa famille de la suivre

(The Independent) | Cette nouvelle fascine l’Italie. En l’espace de quelques années, une jeune femme instruite et articulée s’est convertie à l’islam, puis s’est radicalisée, a rejoint Daech en Syrie, et a persuadé sa famille de l’y rejoindre.

Elle s'est convertie du catholicisme à l'islam et se réjouit du massacre des 'mécréants'
Fatima Az Zahra, née Maria Giulia Sergio, catholique romaine, a participé à un talk show télévisé en 2009 où elle a débattu âprement avec des politiciens de droite suite à sa conversion à l’islam.

Après avoir épousé un cuisinier local de pizza d’origine marocaine, la femme de 27 ans originaire de Naples, surnommée « Lady Jihad » par la presse italienne, a rejeté l’islam modéré de son mari et l'a quitté pour un Albanais, Aldo Kobuzi, qui « avait une bonne interprétation de l’islam », selon ce qu’elle a dit à une amie avant de se rendre en Syrie avec M. Kobuzi et la mère de celui-ci en septembre.

Mais ce qui assomme les Italiens, c’est la nouvelle de la conversion de sa mère, de son père et de sa sœur, de fervents catholiques, et leur projet de partir pour la Syrie avant qu'ils ne soient arrêtés par la police mercredi de cette semaine.

Dans des conversations via Skype avec sa famille en mars, Lady Jihad les a implorés de la rejoindre dans l'État islamique : « C’est l’État parfait, un vrai paradis », a-t-elle dit, ajoutant qu’il y a de la « nourriture en abondance », des «soins médicaux» et des «règles rigides, y compris pour le code vestimentaire».

Sa sœur Marianna, 31 ans, semblait la plus motivée à partir pour le Moyen-Orient. Sa mère, Assunta Buonfiglio, 60 ans, a finalement été convaincue par la promesse que Daech lui fournirait une machine à laver, a rapporté le journal La Repubblica. Son père, Sergio Sergio, 61 ans, avait récemment quitté son emploi puisque la famille projetait de quitter l’Italie.

Il semble que seule la grand-mère avait des facultés suffisantes pour résister à l'offre d’une vie avec des tueurs médiévaux dans la Syrie en proie à la guerre.  Elle a été décrite par sa petite-fille jihadiste comme une «mécréante qui mérite d’être abandonnée ». [...]

Retour sur l'émission de 2009, Les femmes et l’islam, que la télévision rediffuse maintenant à répétition : Lady Jihad, diplômée en sciences biologiques, cherchait à convaincre les parlementaires conservateurs de la nécessité de tolérer et de respecter les différentes cultures.

Ses vues ont toutefois radicalement changé depuis qu’elle a épousé l’idéologie toxique de Daech : «Ici nous tuons les mécréants afin d'étendre l'État islamique. Nous ne voulons pas être amis avec eux, nous ne voulons rien avoir à faire avec eux», a-t-elle dit à sa famille via Skype.

«Ce ne sont pas des paroles lancées en l’air, ce sont des obligations ... Vous devriez voir ce que font les moudjahidin pour l'amour d'Allah ... des jeunes de 15 et 16 ans tuent 50 mécréants … C’est ce que nous devons faire pour étendre l'État islamique.»

Cinq Albanais, y compris la tante de M. Kobuzi, Arta Kacabuni, 41 ans, de Grosseto en Toscane, et son oncle, Baki CoKu, 37 ans, arrêté pendant un voyage en Albanie, ainsi qu’un ressortissant canadien, ont également été arrêtés. [...]

Maria Giulia Sergio (« Lady Jihad ») a convaincu la majorité de sa famille de la rejoindre en Syrie

lundi 22 juin 2015

Indonésie : la justice rejette le recours de Serge Atlaoui

Serge Atlaoui, le 1er avril 2015 à Jakarta en Indonésie. ROMEO GACAD / AFP

La Cour administrative de Djakarta a rejeté, lundi 22 juin, le recours de Serge Atlaoui, qui contestait le refus du président indonésien de lui accorder une grâce après sa condamnation à mort en 2007 pour trafic de drogue.
Lire aussi : En Indonésie, le cas de Serge Atlaoui examiné par la justice administrative
Un précédent recours du Français, dans lequel il demandait au tribunal administratif de Djakarta d'examiner au fond cette affaire, avait déjà été rejeté en première instance. 

Son avocat a promis de continuer à explorer toutes les voies juridiques pour sauver son client de la peine capitale. Aucune date n'a encore été fixée pour son exécution.

Un sursis lui avait été accordé

Serge Atlaoui devait être mis à mort fin avril avec huit autres personnes mais un sursis lui avait été accordé in extremis. Les autorités indonésiennes avaient invoqué cette procédure en cours, sur fond de pressions diplomatiques françaises. 

Dans le cadre des efforts entrepris par Paris, le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, avait écrit en avril à son homologue indonésienne en déplorant de « graves dysfonctionnements de la justice indonésienne » dans l'affaire Atlaoui.
Lire aussi : La marge de manœuvre limitée de Paris pour sauver M. Atlaoui
Ces mises à mort avaient provoqué de vives protestations internationales, tandis que les autorités indonésiennes évoquaient déjà d'autres exécutions à venir.

Mais depuis plus d'un mois, la question n'est plus abordée. Dans la procédure intentée devant la Cour administrative, les avocates indonésiennes du Français ont fait valoir lors de précédentes audiences que le président indonésien n'avait pas examiné le dossier de Serge Atlaoui avant de rejeter sa demande.

La défense avait fait citer un expert expliquant qu'il était du ressort de la Cour administrative d'examiner cette affaire au fond. Mais les juges ont estimé que cela ne relevait pas de leur compétence. Avant même que la décision ne soit rendue, les avocates de Serge Atlaoui avaient indiqué envisager d'autres recours.

Serge Atlaoui, 51 ans, soudeur de profession, affirme qu'il n'a fait qu'installer des machines industrielles dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique, et qui abritait en réalité un laboratoire clandestin d'ecstasy.
Lire aussi : Indonésie : les dessous du procès incohérent de Serge Atlaoui

vendredi 19 juin 2015

L'injustice de Melissa Calusinski

Melissa Calusinski a été reconnue coupable du meurtre de Benjamin Kingan, âgé de 2 ans en 2009 et fut condamnée à 31 ans de prison. 

Calusinski avait projeté l'enfant sur le sol, provoquant des blessures mortelles à la tête. Lors de l'interrogatoire, elle a nié avoir touché Benjamin.

Après avoir été « cuisinée » pendant plus de 14 heures, n'en pouvant plus et terrassée par la faim et la fatigue, Melissa a fini par craquer.

Les preuves démontreront plus tard qu'elle a avoué sous la contrainte. Les policiers ont même demandé à Mme Calusinski de leur montrer ce qui s'était passé.
Le langage du corps ne ment jamais. Melissa est effrayée, vulnérable, soumise et  se sent menacée.
La jeune femme de 22 ans travaillait comme enseignante suppléante dans une garderie de Lincolnshire, en Illinois.

Voyez toute l'histoire de Melissa Calusinski (anglais seul.)

Mais la preuve démontre que Calusinski a été condamnée à tort sur la base de faux témoignages médicals et par des aveux obtenus sous la contrainte. Elle avait été interrogée pendant quatorze heures.



Le principal témoin-expert de l'État de l'Illinois a maintenant admis qu'il avait négligé les preuves médico-légales, montrant que la victime avait une blessure préexistante, amenant les partisans à demander un examen indépendant de l'affaire Calusinski par des experts médicaux.

Crystal Calusinski, la soeur de Melissa, cherche du réconfort auprès de l'avocat Paul De Luca en apprenant la condamnation à 31 ans de prison.
Kathleen Zellner, l'avocate de Melissa, est également persuadée de son innocence. Elle s'est bâti une solide réputation pour libérer les personnes condamnées à tort, y compris Ryan Ferguson.

Kathleen Zellner
Celui-ci avait été condamné en décembre 2005 pour le meurtre brutal et sanglant du directeur des sports, Kent Heitholt.

Zellner a également mentionné que Melissa n'a pas eu un procès équitable.

Melissa Calusinski est détenue au centre correctionnel Logan, en Illinois depuis le 30 décembre 2008. 

Visitez la page Facebook Free Melissa Calusinski (#‎freemelissa‬ ‪#‎freemelissacalusinski‬) pour obtenir des mises à jour.

dimanche 14 juin 2015

Loi C-51 : les droits humains pourront être bafoués si la sécurité nationale est en jeu

Aujourd'hui, j'ai décidé de publier une lettre ouverte de la directrice générale d'Amnistie internationale, section Canada francophone, diffusée au grand public. Elle concerne la nouvelle loi C-51 adoptée par le Sénat le 6 mai dernier sur la lutte au terrorisme.

Le gouvernement a tout mis en œuvre pour faire adopter le projet de loi C-51 à la hâte, avant que la Chambre n’entreprenne sa pause estivale. Ce projet, qui donne lieu à une des plus grandes réformes du système de sécurité nationale au Canada depuis 2001, a été adopté hier par le Sénat.

Quel fiasco ce parcours. Quel danger cette loi.

Le droit à la vie privée

Les réactions négatives ont fusé de toutes parts : les nouveaux pouvoirs, règles de procédure et infractions criminelles inscrits dans cette loi vont trop loin. Trop loin pour la liberté d’expression, le droit de manifestation pacifique, le droit à la vie privée, le droit à un procès juste et équitable... 

Encore des brèches à nos engagements envers les droits humains, alors qu’il a été démontré que ce faux choix – sécurité ou droits humains — ne nous garantit pas plus de sécurité.

Malgré toutes les voix expertes dissidentes, dont celles d’Amnistie internationale, qui ont réussi à inverser le soutien du public envers cette loi en documentant ses dangers, le gouvernement est resté sourd.

Le seul amendement notable a été de définir que toutes les formes de revendication, manifestation, dissidence ou expression artistique seront exclues du nouveau système de communication d’information, d’une ampleur jamais vue au Canada.

Les modifications apportées ne s’appliquent toutefois pas aux nouveaux pouvoirs sans précédent accordés au SCRS (service canadien du renseignement de sécurité) dans le but de réduire le risque de menaces au pays. 

Le SCRS s’en tient à une définition restrictive lorsqu’il définit si les manifestations, revendications et dissidences sont « légales » et si elles seront considérées comme étant une menace à la sécurité.

Une loi inquiétante

Pourtant, le Code criminel indique que les actes de « manifestation, revendication, dissidence ou arrêt de travail » ne sont pas considérés comme des infractions criminelles. 

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les dispositions prévues à cette nouvelle loi sèmeront la confusion, et ouvrent la voie aux décisions discrétionnaires.

Les nouveaux pouvoirs accordés au SCRS en matière de réduction des menaces figurent au premier rang des préoccupations; il n’en existe aucune définition claire, si ce n’est qu’ils n’autorisent pas les atteintes à la vie et à l’intégrité sexuelle, les lésions corporelles et les entraves à la justice. 

Les nouveaux pouvoirs peuvent même violer la Charte en obtenant un mandat judiciaire pour les appliquer. On demande donc impunément aux juges qui les délivreront de ne pas tenir compte des autres lois, incluant celles qui régissent les activités du SCRS.

Une autre source d’inquiétude demeure la nouvelle infraction criminelle que constitue la promotion d’actes terroristes – actes qui ne sont pas non plus définis. Cette clause, beaucoup trop vague, a une portée démesurée qui portera atteinte à la liberté d’expression.

Pourtant la liste des infractions qui criminalisent l’assistance, la menace, la planification et la conspiration en vue de perpétrer un acte terroriste est déjà longue.

Amnistie internationale s’inquiète du nouveau système de communication d’information qui devient tentaculaire et ne trace aucune balise pour s’assurer que ne seront pas partagées des informations inexactes, non pertinentes ou incendiaires.

Les détentions préventives et les arrestations sans motif valable sont très préoccupantes – jusqu’à 7 jours ! — ainsi que les recours d’appel limités pour les personnes dont le nom se retrouve sur les listes d’interdiction de vol.

Il est crucial de continuer à dénoncer cette loi. Elle laisse croire à tort que les droits humains peuvent être bafoués lorsque la sécurité nationale est en jeu.

Vivre dans le respect des obligations en matière de droits humains est le meilleur gage de sécurité dont peut se doter un pays.
La lutte au terrorisme permettra de voir en tout canadien un criminel potentiel.

vendredi 12 juin 2015

Raïf Badawi évite de nouveau la flagellation


MONTRÉAL - Raïf Badawi a une fois de plus évité la flagellation ce vendredi, en Arabie saoudite.




Le bureau d'Amnistie internationale à Paris a rapporté la nouvelle de ce report, quelques jours après que la Cour suprême d'Arabie saoudite eut maintenu la sentence imposée au blogueur.

Le tribunal a ainsi confirmé que M. Badawi devrait purger sa peine de 10 ans de prison, pour avoir critiqué le régime saoudien et l'islam et pour avoir violé les lois technologiques. Il devait aussi payer une amende de 266 000 $ et subir 1000 coups de fouet.

Or, après une première séance de 50 coups en janvier dernier, toutes les autres séances de flagellation ont été reportées en raison de l'état de santé de l'homme de 31 ans.

Raïf Badawi est emprisonné depuis 2012 pour avoir critiqué le régime saoudien et s'être exprimé sur l'islam dans son blogue qui fait la promotion des droits de la personne et de la démocratie dans son pays.

Rappelons que sa femme, Ensaf Haidar, et leurs enfants sont réfugiés à Sherbrooke, au Québec. À ce sujet, elle a livré une entrevue à Mylène Tremblay du magasine Châtelaine.

Ensaf Haidar (photo : Mylène Tremblay)
Quoi qu'il en soit, de nombreuses pressions sur le régime saoudien sont appliquées à l'échelle internationale ce qui, d'après certains observateurs, a pu faire fléchir les autorités.

jeudi 11 juin 2015

Québec émettra un certificat de sélection pour Raif Badawi


Exclusif - Le ministère québécois de l'Immigration émettra vendredi un certificat de sélection pour le blogueur saoudien Raif Badawi, détenu en Arabie saoudite. Ce certificat permettra d'accélérer les procédures d'immigration s'il est libéré.


Le gouvernement du Québec a avisé son vis-à-vis fédéral de ses démarches.

En février dernier, l'Assemblée nationale avait adopté à l'unanimité une motion revendiquant la libération du blogueur saoudien, emprisonné en Arabie saoudite depuis 2012.

Le texte stipulait que l'Assemblée demandait aux gouvernements du Québec et du Canada de faire tout leur possible pour obtenir la libération de Raif Badawi et lui permettre de rejoindre sa famille qui vit à Sherbrooke.

M. Badawi n'étant ni Québécois ni Canadien, l'intervention politique et diplomatique demeure fort limitée dans un cas comme celui-là.

« Il est clair qu'on ne peut pas aller là-bas et le ramener. Il faut être conscient de cette réalité, mais plus le monde démocratique va manifester son indignation, son soutien pour cette famille, plus on a de chances d'y arriver », avait alors commenté le premier ministre Philippe Couillard en rappelant « qu'il y a beaucoup de gens en Arabie saoudite qui partagent nos opinons sur cette question ».

Dimanche dernier, malgré les pressions internationales, la Cour suprême d'Arabie saoudite a maintenu la peine imposée au blogueur.

Pour avoir critiqué le régime saoudien et l'islam, le tribunal a confirmé que M. Badawi devra purger sa peine de 10 ans de prison et qu'il recevra les 1000 coups de fouet auxquels il a été condamné dans sa peine initiale.

Au lendemain de cette décision, le gouvernement du Québec et Amnistie internationale ont pressé Ottawa d'en faire davantage pour obtenir la libération de M. Badawi.

La ministre québécoise des Relations internationales, Christine St-Pierre, a déclaré pour sa part que le Canada devrait « prendre le leadership » de la cause Badawi qui, rappelait-elle, suscite un mouvement d'appui partout dans le monde.

Avec les informations de Martine Biron

mercredi 10 juin 2015

La « volonté de casser les manifestations » dénoncée par la Ligue des droits et libertés


La répression des manifestations au Québec s'amplifie depuis la crise étudiante de 2012, au point de mettre en péril le droit de manifester au Québec. C'est ce qu'affirme la Ligue des droits et libertés dans un rapport publié mercredi.




Depuis le 15 mars 2011, la Ligue a recensé 6891 arrestations. Plus de 78 % étaient liés à des infractions à des règlements municipaux (essentiellement le règlement P-6 de la Ville de Montréal) ou au Code de la sécurité routière.


« La très grande majorité des personnes arrêtées n'ont rien fait et on les traite comme des criminels. »

« Quand ce sont des arrestations de masse, qui se font par encerclement, ils demeurent de longues heures détenus debout, dans le froid souvent, menottés dans le dos, fichés, filmés, tout ça pour un règlement municipal. »


« On ne ferait jamais ça à un automobiliste qui n'a pas fait un stop, par exemple », a dénoncé une des coauteures du rapport, Lucie Lemonde, professeure au Département des sciences juridiques à l'UQAM.


Dans cette vidéo, on constate la tactique du SPVM est de piéger les manifestants en les empêchant de se disperser. Les arrestations suivront. Dans ce groupe, il y a aussi des gens qui n'ont rien à voir avec la manifestation. (7 juin 2012)

Surtout, note-t-elle, que la majorité des accusations en vertu du réglement P-6, qui oblige notamment les organisateurs d'une manifestation à fournir l'itinéraire et empêche le port du masque, sont tombées.  
« Ça nous apparaît comme la volonté de casser, d'empêcher les manifestations. » — Lucie Lemonde
La Ligue des droits et libertés dénonce aussi, dans son rapport, une utilisation de plus en plus fréquente de gaz irritants et de gaz poivre par les policiers pour disperser les foules. 

Manifestations sans itinéraire, mais tolérées

La Ligue dit avoir recueilli des données auprès de groupes militants, de chercheurs, d'avocats, de corps policiers et de personnes arrêtées.

Chiffres à l'appui, elle conteste le lien que font les corps policiers entre l'absence d'itinéraire et les arrestations de masse. Pour le groupe, ce n'est qu'un « prétexte » pour réprimer des mouvements de contestation qui dérangent.


À Montréal, en 2013 et 2014, sur les 139 manifestations sans itinéraire qui ont eu lieu, seulement 23 ont mené à des arrestations.

« Les manifestations tolérées portaient sur le service postal, l'assurance emploi, le droit au logement, la charte des valeurs. 

Les manifestations réprimées portaient quant à elle sur la cause étudiante, la brutalité policière, ou sur des enjeux liés aux luttes écologiste et anticapitaliste », illustre Lynda Khelil, une coauteure du rapport. 

Elle siège aussi au comité légal de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE).
« C'est très idéologique. C'est du profilage politique, finalement, que font la police de Montréal et d'autres corps policiers, comme ceux de Québec, de Gatineau, etc. » — Lucie Lemonde
La Ligue des droits et libertés a récemment présenté l'essentiel de ce rapport au Comité des droits de l'homme de l'ONU, qui doit procéder cet été à l'examen des engagements du Canada sur les droits civils et politiques.



mardi 9 juin 2015

Condamné à 2 ans de prison pour avoir empêché une agression sexuelle

En mars 2013 lors d’une soirée en discothèque à Paris, Arnaud Gonnet, un père de famille de 36 ans, frappe violemment Emeric, un fêtard qui tente d’agresser sexuellement une de ses amies endormie sur une banquette.


Dans la bagarre, l’agresseur sexuel est sévèrement blessé et décide de porter plainte pour coups et blessures contre Arnaud. 

Le 21 novembre 2014, le tribunal correctionnel de Paris rend son jugement, l’agresseur est condamné à 4 mois de prison avec sursis pour les attouchements sexuels commis sur la jeune femme, tandis qu’Arnaud écope d’une peine de 2 mois de prison avec sursis. 

Un comble selon Vincent de la Morandière, l’avocat d’Arnaud, qui explique que s’il n’était pas intervenu, il y aurait eu un risque pénal pour non assistance à personne en danger.
LE MESSAGE DES MAGISTRATS EST DONC DE DIRE QU’IL VALAIT MIEUX LAISSER FAIRE L’AGRESSION. À UNE ÉPOQUE OÙ L’ON REPROCHE AUX PASSANTS DE NE PAS INTERVENIR LORSQU’ILS SONT TÉMOINS DE SCÈNES DE VIOLENCE, C’EST UN JUGEMENT INCOMPRÉHENSIBLE MAIS SURTOUT DANGEREUX.
Arnaud s’était interposé sans violence avant de prendre un coup. Il a riposté en réponse de l’agresseur. L’homme condamne cette injustice qui encourage le viol en punissant les défenseurs des femmes et en excusant les violeurs. 

Il ne regrette aucunement son geste et a décidé de faire appel dans cette affaire judiciaire hors du commun. Cette vidéo est un extrait de l’émission « Envoyé Spécial » diffusée le jeudi 4 juin 2015 sur France 2.


Arnaud Gonnet - Envoyé Spécial par Spi0n

Soutien à Arnaud

Une pétition est présentement en ligne afin de soutenir Arnaud Gonnet, ce jeune père de famille de 36 ans condamné à 2 ans d'emprisonnement avec sursis par la justice française. 
Source : SpiOn et News360X

lundi 8 juin 2015

Traumatisé pour ses 3 années passé à Rikers, l'ex-détenu Kalief Browder se suicide

Un jeune homme emprisonné à tort pendant trois ans à la prison de Rikers Island, à New York s'est suicidé samedi dernier.


Kalief Browder, âgé de 16 ans, était un étudiant en deuxième année à l'école quand il a été détenu provisoirement et soupçonné d'avoir volé un sac à dos.


Browder n'a jamais plaidé coupable et n'a jamais été condamné. 

Il a maintenu son innocence et demandé un procès mais on lui avait offert uniquement d'accepter des accords, alors que le procès était reporté à plusieurs reprises. 

Après avoir enduré près de 800 jours en isolement et les abus des gardiens, Browder n'a été libéré que lorsque l'affaire a été rejetée.


Il est décédé samedi à son domicile dans le Bronx. Il était âgé de 22 ans. 

La triste nouvelle a été couverte par la journaliste Jennifer Gonnerman, une employée oeuvrant pour le journal  Le New Yorker. Elle fut la première à signaler le suicide de Kalief.

Jennifer Gonnerman, journaliste au New Yorker
Elle a retracé l'histoire du jeune Kalief Browder l'année dernière dans son article « Avant la loi : un garçon a été accusé de prendre un sac à dos. Les tribunaux ont pris les trois prochaines années de sa vie ». 

Plus tard, elle a publié des images de surveillance exclusive, le montrant  en train d'être battu par des agents correctionnels (CO - Correctional Officers) et par d'autres prisonniers.


Source : Democracy Now! 

dimanche 7 juin 2015

Le meurtre impuni de Neda Agha-Soltan


Neda Agha-Soltan était une jeune militante iranienne tuée à Téhéran, le 20 juin 2009, au cours d'une des manifestations de protestation qui avaient suivi le résultat contesté de l'élection présidentielle. Elle n'avait que 26 ans.

Un membre de la milice paramilitaire Bassidji est probablement à l'origine du tir mortel. Son agonie en pleine rue a été filmée par des personnes présentes autour d'elle dans la manifestation. 

La vidéo, encore non authentifiée, et rapidement postée sur Internet a été largement diffusée sur les sites de vidéos en ligne et reprise par la plupart des réseaux sociaux d'Internet. 


Neda est dès lors devenue la figure emblématique des manifestants à travers le monde entier, donnant un visage et un nom aux victimes, qui, selon la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, se comptent par milliers (des dizaines de morts, des centaines de blessés, et plus de deux mille prisonniers), parmi les opposants au régime de Ali Khamenei et à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.


La Cour suprême confirme la sentence de Raif Badawi

La Cour suprême d'Arabie saoudite a maintenu la sentence de 1000 coups de fouet et de 10 ans d'emprisonnement pour le blogueur Raif Badawi, malgré les pressions internationales, selon la BBC.


En mars, le régime saoudien avait exprimé sa surprise devant les critiques de la peine imposée au jeune homme de 31 ans et avait dénoncé toute intervention étrangère dans ses affaires internes.

Décision sans appel

« La Cour suprême a confirmé la décision d'infliger à Raef 10 ans de prison, 10 ans d'interdiction de sortie du royaume et 1000 coups de fouet », a déclaré la femme du blogueur, Ensaf Haidar, ajoutant que cette décision est « sans appel ». Elle était interrogée au téléphone par l'AFP depuis Sherbrooke où elle s'est installée.

Mme Haidar a indiqué craindre que les séances de flagellation reprennent rapidement, peut-être « à partir de la semaine prochaine ».

Animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse, Raif Badawi est emprisonné depuis 2012.

Farouche défenseur de la liberté d'expression, son site internet avait demandé la fin de l'influence religieuse dans le royaume saoudien, régi par le wahhabisme, une stricte version de l'islam.

Indignation mondiale

La condamnation de Raif Badawi à la prison et à la flagellation a été condamnée un peu partout dans le monde, l'ONU dénonçant une sentence «inhumaine» et de nombreuses associations de défense des droits de l'Homme exigeant la libération immédiate du blogueur.

Dimanche, Amnesty International s'est insurgée contre la décision de la Cour suprême saoudienne. « Il est odieux que ce jugement cruel et injuste ait été maintenu », a dit Philip Luther, directeur d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

En refusant de revenir sur cette condamnation, les autorités saoudiennes « ont fait montre d'un mépris impitoyable vis-à-vis de la justice et des dizaines de milliers de voix qui ont appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle à travers le monde », a-t-il ajouté.

Madame Haidar avait d'ailleurs été invitée à l'émission de TLMP (Tout Le Monde En Parle). Elle était accompagnée de la militante Mireille Elchakar.


Le blogueur a reçu les 50 premiers de fouet en janvier, mais depuis, toutes les autres séances de flagellation, prévues pour chaque vendredi, ont été reportées, officiellement pour des « raisons de santé ».


Au Québec, plusieurs manifestations pour exiger la libération de Raif Badawi se sont tenues ces derniers mois, notamment devant l'Assemblée nationale. Amnistie internationale s'est impliquée dans ce dossier, mais ses interventions ne semblent pas avoir ébranlé les autorités saoudiennes.


Rappelons que Raif Badawi (en arabe : رائف بدوي) est un écrivain et blogueur saoudien, créateur en 2008 du site Free Saudi Liberals sur lequel il militait pour une libéralisation morale de l'Arabie saoudite.

Accusé d'apostasie et d'insulte à l'islam, il est emprisonné depuis juin 2012. Il a été condamné à 1000 coups de fouet et 10 années de prison. Son avocat Waleed Abu al Khair est également emprisonné. 

L'application de la sentence de flagellation a débuté le 9 janvier 2015, suscitant des protestations de plusieurs gouvernements puis de l'ONU.

L'Arabie saoudite, berceau du wahhabisme (version rigoriste de l'islam), est un royaume ultraconservateur.

Toute critique de la dynastie des Al-Saoud, des institutions religieuses et de l'islam est passible de poursuites judiciaires.

Le royaume est par ailleurs régulièrement épinglé par les ONG de défense des droits de l'Homme pour ses exécutions par décapitation. Pas moins de 90 personnes ont déjà été exécutées depuis le début de l'année.

L'Arabie-saoudite avait par ailleurs publié une offre d'emploi le 19 mai dernier afin de recruter huit bourreaux pour exécuter, par décapitation, un nombre important de condamnés à mort.

Outre le trafic de drogue, le meurtre, le viol, le vol à main armée et l'apostasie sont passibles de la peine capitale dans le royaume saoudien, régi par une version rigoriste de la loi islamique.

Dans le rapport 2014 d'Amnesty international, l'Arabie saoudite figurait parmi les pays qui exécutent le plus grand nombre de personnes dans le monde avec la Chine, l'Iran, l'Irak et les Etats-Unis.

Une pétition #JeSuisRaif est toujours en ligne grâce à Amnisty International. Nous vous invitons à la signer et à l'envoyer au ministre canadien des Affaires étrangères, Rob Nicholson pour lui demander de faire plus dans l'affaire Raif Badawi.

Source : TVA Nouvelles, Wikipédia et la Presse Canadienne

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Article 3 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » - Déclaration universelle des Droits de l'Homme, 1948