Une descente en enfer pour Sandra Mallon

Cette Québécoise a passé plus de quatre ans dans une prison surpeuplée du Panama après avoir été condamnée injustement pour trafic de drogues, en août 2009.

G20 Toronto 2010 : les droits civils bafoués

Les policiers ont bafoué les droits civils des manifestants, détenu des gens illégalement et fait usage d'une force excessive lors du sommet du G20 à Toronto, en juin 2010.

Je suis Raif Badawi

Accusé d'apostasie et d'insulte à l'islam, il est emprisonné depuis juin 2012. Il a été condamné à 1 000 coups de fouet et 10 années de prison.

Un Français condamné à mort en Indonésie

Serge Areski Atlaoui est un Français d'origine algérienne et arrêté injustement en 2005 pour trafic de drogue. Il a été condamné à mort par les autorités indonésiennes.

Incarcérée pour avoir été agressée par un policier

Cecily McMillan a été reconnue coupable d'avoir agressé un agent de police de New York (NYPD) le 17 mars 2012. Elle est condamnée à 90 jours de prison et sera incarcérée à Rikers Island pendant 59 jours.

Emprisonné pour des produits légaux

Un citoyen canadien est incarcéré pendant 6 ans et 80 jours, dont quatre purgés aux États-Unis pour avoir commandé des substances que la GRC affirmait être légal au Canada.


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jeudi 26 novembre 2015

Aucune accusation contre un suspect pour le meurtre de Janique Delcourt

QUÉBEC – Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé jeudi qu’il ne déposera pas d'accusation criminelle relativement au décès de Jenique Delcourt, en octobre 2014 à Longueuil, « à la lumière de la preuve qui a été soumise ».


Jenique Delcourt, 23 ans, revenait du travail et rentrait chez elle lorsqu'elle a sauvagement été attaquée sur une piste cyclable, entre le chemin de Chambly et la rue de Normandie.

En octobre dernier, la police de Longueuil avait tenté de nouveau de faire accuser le suspect du meurtre de Jenique Dalcourt un an après la sordide agression.

En catimini, les enquêteurs ont soumis le dossier pour une deuxième fois au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Selon les informations recueillies, les procureurs de la Couronne du palais de justice de Longueuil avaient reçu des preuves supplémentaires le 15 octobre dernier. 

Celles-ci pouvaient, selon la police, permettre de traduire en justice le jeune homme de 26 ans que les enquêteurs soupçonnent d’avoir tué Jenique Dalcourt.

Deux jours après le meurtre, les policiers avaient arrêté un suspect de 26 ans. Faute de preuves suffisantes pour l’accuser, l’individu avait été relâché quelques jours plus tard.

vendredi 13 novembre 2015

Les attaques terroristes à Paris ont fait au moins 120 morts

DERNIÈRE HEURE | Le bilan «provisoire et évolutif» fait état de 129 morts, 352 blessés dont 99 dans un état critique. Le nombre de décès pourraient augmenter.

Mise à jour : 14 novembre 2015 à 15h10.



Le président français a décrété l'état d'urgence et rétabli les contrôles aux frontières en réaction aux « attaques terroristes sans précédent » qui ont secoué la région parisienne.


Selon le procureur de Paris François Molins, ces attaques ont fait au moins 120 morts, et huit terroristes ont jusqu'ici été « neutralisés ». Pour le seul Bataclan, une salle de spectacle où il y avait une prise d'otages, il y aurait cent morts. Il y aurait aussi  plus de 200 blessés dont 80 graves.

 - Par Radio-Canada et Reuter

#JeSuisParis
« Nous pensons que la totalité des intervenants ont été neutralisés », a ajouté le préfet de police de Paris, Michel Cadot.

Six sites font l'objet d'une enquête, selon le procureur Molins : le Bataclan (11e arrondissement de Paris), le Stade de France (en banlieue nord de Paris) où il y a eu « des morts », le boulevard de Charonne (11e) « où il y a a priori 18 morts », le boulevard Voltaire (11e) où il y a eu un décès, la rue Fontaine-au-Roi (11e) où il y a eu cinq décès et la rue Alibert (10e) où il y a eu 14 décès.

Prise d'otages sanglante

La police a donné l'assaut cette nuit contre Le Bataclan pour mettre fin à une prise d'otages. Il y aurait une centaine de morts et de nombreux blessés, selon un bilan provisoire.

La préfecture de police de Paris confirme que quatre assaillants présents dans la salle du Bataclan sont morts; trois d'entre eux ont péri en actionnant leur ceinture d'explosifs.

Une source policière a qualifié de « carnage » la scène à l'intérieur de l'établissement où se trouvaient quelque 1500 personnes. Elle a raconté que les terroristes avaient lancé des explosifs sur les otages.

Le président François Hollande s'est rendu sur les lieux et affirmé que les terroristes qui ont attaqué Le Bataclan ont été tués.

« Nous allons mener le combat et il sera impitoyable, a-t-il promis. Il y a beaucoup de blessés graves, choqués par ce qu'ils ont vu. »
« Des mecs sont arrivés, ils ont commencé à tirer au niveau de l'entrée. Ils ont tiré en plein dans la foule en criant Allah Akbar, avec des fusils à pompe je crois (...) c'est un enfer.. »
— Un témoin sur la radio France Info
Les alentours du Bataclan sont bouclés. Dans un restaurant japonais transformé en poste de secours improvisé, des médecins et des infirmières s'occupent de blessés ou de gens en état de choc.

Un homme a raconté à iTÉLÉ qu'il se trouvait à l'intérieur de la salle de spectacles lorsque deux hommes armés ont fait irruption en tirant sur la foule. Cet homme est parvenu à s'enfuir et s'est réfugié sur le toit de l'immeuble avec un groupe de personnes.

Ils ont finalement été secourus par les policiers qui ont un moment hésité, ne sachant s'ils avaient affaire à des spectateurs ou à des assaillants.

« Je suis heureux d'être en vie », a déclaré cet homme avant d'aller à la rencontre des secouristes.

Tirer à l'aveugle sur la foule

Un journaliste de la radio Europe1, Julien Tierce, était dans la salle au Bataclan et il raconte que « deux ou trois individus non masqués sont entrés avec des armes automatiques de type kalachnikov et ont commencé à tirer à l'aveugle sur la foule ». 
« Ça a duré une dizaine, une quinzaine de minutes. Ça a été extrêmement violent et il y a eu un vent de panique, tout le monde a couru vers la scène, il y a eu des scènes de piétinement. »
— Julien Tierce, journaliste de la radio Europe1
Des victimes sont cachées sous des draps blancs. Photos : Reuters
Pierre Janaszak, 35 ans, qui se trouvait dans la salle de spectacle du Bataclan affirme avoir clairement entendu les attaquants dire aux otages « C'est la faute de Hollande, c'est la faute de votre président, il n'a pas à intervenir en Syrie ». Ils ont aussi parlé de l'Irak, toujours selon ce même témoin.

Thèse kamikaze près du Stade de France

Plus tôt, deux explosions ont retenti dans des restaurants situés près du Stade de France, selon plusieurs médias. Les autorités auraient trouvé « deux corps démembrés » près ces restaurants, indique iTÉLÉ, possiblement ceux d'assaillants. Une troisième explosion avait également été rapportée. La chaîne rapporte aussi qu'une « bonbonne de gaz avec des clous » aurait été utilisée.



D'après un bilan policier initial de la préfecture de Paris, trois personnes sont mortes dans ces explosions.

Le Stade accueillait un match de l'équipe de France contre l'Allemagne.

Autres fusillades dans le 10 et 11e

Rue de Charonne, les victimes ont été abattues à la kalachnikov, selon I-TELE. Un homme dit avoir entendu des tirs pendant « deux, trois minutes », « des rafales ». « J'ai vu plusieurs corps à terre ensanglantés. Je ne sais pas s'ils étaient morts », a-t-il témoigné.


La Ville de Paris et sa préfecture de police ont invité les citoyens à ne pas sortir de chez eux pour l'instant.

La France en état d'urgence

À l'issue d'un conseil des ministres convoqué d'urgence à minuit, l'état d'urgence a été décrété « sur l'ensemble du territoire métropolitain et en Corse ».

En Île-de-France, région administrative qui inclut Paris et sa banlieue, des mesures renforcées ont été adoptées. Elles permettent entre autres d'interdire la circulation des personnes, d'assigner à résidence toute personne dont l'activité est dangereuse, de fermer provisoirement les salles de spectacles et les lieux de réunions, d'obliger la remise des armes et de procéder à des perquisitions.

Les écoles, lycées et universités seront fermés samedi en Île-de-France.
« Nous avons, sur ma décision, mobilisé toutes les forces possibles pour qu'il puisse y avoir la neutralisation des terroristes et la mise en sécurité de tous les quartiers concernés. »
— Le président français François Hollande
Pour connaître le statut de vos proches :

dimanche 8 novembre 2015

Des salaires de « crève-faim » pour les préposés aux bénéficiaires


Un syndicat de préposés aux bénéficiaires de résidences privées lance une charge pour dénoncer leur salaire «de crève-faim» en moyenne à 12,50 $ de l’heure, soit moins que les employés de restauration rapide de grandes villes américaines.

« Je gagne 12,87 $ de l’heure, et je suis au plus haut échelon!, déplore Ginette Dussault, qui travaille depuis six ans à la résidence Marquis, à Sorel-Tracy. Je l’adore mon travail, mais on n’est pas assez payés pour le travail qu’on fait. »

Mieux chez Tim Hortons

« Des employés de Tim Hortons qui ont du pourboire gagnent plus cher! », ajoute Danielle Legault, vice-présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ).

Ce syndicat lance une offensive aujourd’hui pour dénoncer la piètre qualité des conditions salariales des préposées aux bénéficiaires (PAB) dans les résidences privées du Québec.

Le SQEES-FTQ s’inspire de la campagne américaine Fight for 15 (se battre pour 15), qui souhaite que les travailleurs gagnent au moins 15 $ l’heure.
Partout au Québec, des centaines de travailleurs distribuent aujourd’hui quelque 20 000 tracts pour sensibiliser les citoyens à leur cause.

« Crève-faim »

« Pouvons-nous accepter que des femmes, soit la majorité du personnel, qui lavent, changent, nourrissent, mais aussi consolent, sécurisent et confortent les personnes âgées du Québec gagnent un salaire de crève-faim, en deçà de ce que peut gagner un employé de McDonald à 45 minutes de voiture de Montréal ? », demande Danielle Legault, vice-présidente du SQEES-FTQ.

À titre comparatif, ce syndicat indique que les PAB dans le public, qui effectuent souvent moins de tâches, gagnent près de 20 $ de l’heure en moyenne. « Les employeurs déplorent le roulement de personnel au privé!, ajoute Danielle Legault. Mais, le public a de meilleures conditions de travail. C’est ce qu’on doit faire. »

Appui de la population

Le syndicat déplore par ailleurs que le ministre de la Santé Gaétan Barrette et les employeurs de résidences privées aient rejeté leur proposition de mettre sur pied une table de travail pour améliorer les conditions de travail des PAB.

Rappelons qu’un sondage Léger marketing, commandé par le SQEES-FTQ, a démontré que 89 % de la population est d’avis qu’un salaire de 12,50 $ de l’heure pour s’occuper des personnes aînées est insuffisant.

Les négociations de conventions collective dans les résidences privées s’entament au cours des prochains mois. Le SQEES-FTQ représente quelque 6000 employés dans une centaine de résidences.

Source : Le journal de Montréal - Par Héloïse Archambeault

mardi 7 juillet 2015

Pensionnats autochtones : un génocide culturel

Les pensionnats autochtones étaient un outil central d'un génocide culturel à l'égard des premiers peuples du Canada, et seul un réengagement important de l'État pour leur permettre l'accès à l'égalité des chances peut paver la voie à une véritable réconciliation, conclut la Commission de vérité et réconciliation du Canada.


 - Un texte d'Emmanuelle Latraverse

Après six ans de travaux pendant lesquels environ 7000 victimes et responsables de pensionnats autochtones ont livré leurs témoignages, la Commission a déposé mardi ses conclusions sur ce chapitre sombre de l'histoire du Canada.


Entre la fin du 19e siècle et 1996, plus de 150 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille et placés dans des pensionnats, pour la plupart sous l'égide de différentes communautés religieuses.

Quelque 3200 enfants y sont morts - pour la plupart avant 1940 - de diverses maladies, dont la tuberculose. Les conditions sanitaires y étaient telles que le taux de mortalité était près de cinq fois plus élevé qu'au sein du reste de la population.

De l'aveu même du gouvernement de l'époque, sous couvert d'éduquer ces jeunes, cette politique avait pour but premier de les assimiler et d'éradiquer leur culture.

« Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l'influence de leurs parents, et la seule manière d'y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils vont acquérir les habitudes et les pratiques des Blancs », affirmait le premier ministre John A. Macdonald en 1883.

La commission estime que cette politique d'assimilation a eu des conséquences néfastes pour l'ensemble des peuples autochtones et a miné leur capacité de prospérer au sein de la société canadienne.
« Un État qui détruit ou s'approprie ce qui permet à un groupe d'exister, ses institutions, son territoire, sa langue et sa culture, sa vie spirituelle ou sa religion et ses familles, commet un génocide culturel. Le Canada a fait tout ça dans sa relation avec les peuples autochtones. »
— Rapport de la Commission de vérité et réconciliation
Abus physiques, psychologiques et sexuels, malnutrition : la liste des torts subis par ces enfants a été minutieusement documentée au fil des milliers de pages du rapport final de la commission, qui contient plus de 2 millions de mots.

Extraits de témoignages
  • « Dès que nous sommes entrées dans le pensionnat, les abus ont commencé. Nous avons été déshabillées, amenées dans un dortoir. Nos cheveux ont été vaporisés. [...] On nous a dit que nous étions des petites sauvages stupides, et qu'on devait nous éduquer. » - Élaine Durocher
  • « Puisque je ne pleurais pas après avoir été battue, elles devenaient furieuses, vous savez, les deux religieuses. Elles commençaient tout simplement à nous battre et elles perdaient le contrôle. Elles nous jetaient contre le mur, nous jetaient sur le plancher, nous frappaient à coups de pied, à coups de poing. » - Géraldine Bob
  • « J'ai vu la religieuse pousser cette fille en bas de l'escalier. Elle ne s'est jamais relevée, et on nous a éloignés de là, on nous a envoyés en bas. Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais elle n'est pas revenue avant des mois. Et, quand elle est revenue, elle était un peu paralysée. » - Margaret Plamondon
  • « Ils me couraient après, m'attrapaient et m'amenaient à ce pédophile pour qu'il puisse m'agresser, profiter de moi comme il le voulait. Et on vivait dans la peur permanente. » - Richard Hall
  • « On me sortait chaque soir. Et ça a continué jusqu'à ce que j'aie environ 12 ans. Il y avait plusieurs superviseurs, des hommes et une femme. Et c'était dans le dortoir, c'était dans leur chambre; c'était dans l'abri d'auto; c'était dans son auto à lui; c'était dans le gymnase; à l'arrière du véhicule... » - Frances
  • « J'ai toujours blâmé le pensionnat pour avoir tué mon frère. Il s'appelait Dalton. [...] Ils m'ont autorisé à aller le voir une fois avant sa mort, et il ne m'a même pas reconnu. Il n'était qu'un petit garçon allongé dans un lit à l'infirmerie, en train de mourir. » - Ray Silver
  • « Ils m'ont volé ma langue. Ils l'ont sortie droit de ma bouche. Je ne l'ai plus jamais parlée. Ma mère me demandait : "Pourquoi, pourquoi? Tu peux m'écouter." Elle disait : "Je pourrais te l'apprendre." J'ai refusé. Et quand elle m'a demandé pourquoi, j'ai répondu : "J'en ai assez d'avoir des claques sur la bouche. Je suis tannée. Je suis tannée, c'est tout." » - Rose Dorothy Charlie
94 recommandations en vue d'une réconciliation

Cette vaste enquête et ce rapport se veulent une première étape vers la réconciliation entre les peuples autochtones du pays et le reste de la société. Le chemin sera difficile.

Le premier ministre Stephen Harper avait présenté des excuses officielles au nom du Canada en 2008 mais, selon la commission, il faudra bien davantage, car les torts causés n'ont toujours pas été réparés.

« Certains des dommages que les pensionnats ont infligés aux familles autochtones, à leur langue, à leur éducation, à leur santé pourraient bien être perpétués, voire empirés en raison des politiques gouvernementales actuelles », conclut la commission dans son rapport.

Elle offre donc 94 recommandations permettant de rebâtir la relation entre les peuples autochtones et le reste de la société canadienne. L'espoir est de se donner les moyens d'établir une relation respectueuse pour mettre fin au racisme et à l'exclusion dont ces hommes et ces femmes font toujours l'objet.

D'emblée, la commission recommande au gouvernement d'adopter formellement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et d'en faire la base de ses nouvelles politiques, plutôt que d'y voir simplement des objectifs ambitieux.

Elle recommande essentiellement de redéfinir, de repenser et de mieux financer tous les systèmes d'éducation et de santé des Premières Nations, et de prendre les moyens pour contrer la surreprésentation des Autochtones dans le système carcéral. À ce chapitre, elle suggère d'abolir l'article 53 du Code criminel, qui légalise les châtiments corporels par des adultes en position d'autorité, et de déroger aux peines minimales obligatoires.

Elle somme par ailleurs le gouvernement d'adopter des lois sur l'éducation et les langues autochtones. Et, afin d'éviter que les nouvelles générations soient aussi déracinées de leur milieu, elle propose une approche en matière de protection des enfants afin de privilégier les familles et de mieux intégrer la communauté.

Cette entente entre le gouvernement du Canada et les peuples autochtones, qui serait scellée après une proclamation royale de réconciliation, devrait répudier les concepts de supériorité qui ont animé les politiques assimilationnistes à l'égard des autochtones, réaffirmer les traités ancestraux, et établir des bases juridiques et constitutionnelles pour assurer que « les peuples autochtones soient des partenaires à part entière au sein de la confédération ».

La commission demande en outre au pape de présenter au nom de l'Église catholique des excuses aux survivants, à leurs familles et à leurs communautés, dans un délai d'un an suivant la présentation du rapport.

En conclusion, la commission reconnaît que certaines de ses recommandations ne sont pas nouvelles et font écho à celles qui avaient été formulées en 1996 par la Commission royale sur les peuples autochtones.

Le gouvernement fédéral d'alors avait à peu près ignoré les recommandations, mais la Commission de vérité et réconciliation du Canada voit dans son rapport une « seconde chance de saisir une occasion perdue à l'époque ».

L'ONU et les droits de l'homme

« La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. »

- Préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme



Que sont les droits de l’homme ?

On entend par droits de l’homme un ensemble de droits essentiels à notre existence comme êtres humains. Sans ces droits, nous ne pouvons pas cultiver ni exercer pleinement nos qualités humaines, notre intelligence, notre talent et notre spiritualité.

En adoptant la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, les Nations Unies ont fixé une norme commune pour tous les pays. 

Avec elle, les États se sont engagés à faire en sorte que tous les êtres humains, les riches comme les pauvres, les forts comme les faibles, les hommes comme les femmes, quelles que soient leur race et leur religion, soient traités sur un même pied d’égalité.

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

Tout individu a droit à : la vie, la liberté et la sûreté de sa personne; la liberté d’expression; ne pas être tenu en esclavage; un procès équitable; l’égalité devant la loi; la liberté de circulation; une nationalité; se marier et fonder une famille; un travail; un salaire égal pour un travail égal.

Si la Déclaration ne fait pas partie du droit international dit « contraignant » (c’est-à-dire d’application obligatoire), elle a une autorité morale considérable en raison du nombre élevé de pays qui l’ont acceptée.

Les Nations Unies ont aussi adopté de nombreux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme par lesquels les États membres (193) s’obligent à garantir à leurs citoyens un certain nombre de droits sociaux, économiques et politiques. 

Les plus importants de ces traités sont les deux Pactes internationaux, dont le premier se rapporte aux droits économiques, sociaux et culturels et le second aux droits civils et politiques. 

La Déclaration, les deux Pactes et leurs Protocoles facultatifs respectifs forment ensemble ce qu’on appelle la Charte internationale des droits de l’homme.

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Article 3 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » - Déclaration universelle des Droits de l'Homme, 1948